Façade en brise-soleil d'un immeuble moderniste tropical à Yaoundé, lumière rasante
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Le génie du lieu

et les strates invisibles

Arpenter un quartier pour y traquer les traces d'occupation autochtone, les ruptures coloniales et les repères du modernisme tropical qui dictent encore notre façon d'habiter.

Entre 1945 et 1970, Yaoundé s'est dotée d'un vocabulaire architectural précis : brise-soleil, claustras, auvents profonds, dalles en débord. Ces dispositifs répondaient au climat avant de répondre au style. Un demi-siècle plus tard, ils sont recouverts, murés, repeints — mais ils tiennent encore la géométrie de certaines rues.

La promenade cherche ce qui persiste sous les couches : un alignement d'arbres planté par une administration disparue, un mur de soutènement qui suit l'ancienne limite d'une concession, une orientation de bâtiment qui n'obéit plus à aucune règle actuelle.

Ce que l'on regarde
  • 01Façades modernistes tropicales et leur état d'altération
  • 02Limites foncières héritées, lisibles dans le tracé des murs
  • 03Végétation d'alignement comme vestige d'un plan disparu
  • 04Seuils et perrons : ce que l'échelle du pas raconte de l'époque
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La ville-palimpseste

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