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La ville-palimpseste
et la toponymie vernaculaire
Documenter la mémoire vivante de la communauté à travers les noms d'usage des carrefours, des arbres et des boutiques, en superposant l'histoire officielle au vécu des habitants.
On ne dit jamais l'adresse : on dit « derrière le manguier », « au carrefour Nkolndongo », « chez Ets. Mbele ». La ville se navigue par récit, pas par plan. Cette toponymie d'usage est un cadastre parallèle, plus précis que l'officiel et infiniment plus fragile — elle disparaît avec l'arbre, avec l'échoppe, avec la personne.
Chaque enseigne peinte à la main est une couche du palimpseste. Sous l'affiche de la fête de la jeunesse, il y a une autre affiche ; sous la peinture, un numéro de recensement ; sous le crépi, la brique de terre.
Ce que l'on regarde
- 01Enseignes peintes et lettrages d'atelier
- 02Superposition d'affiches, de tags et de numérotations administratives
- 03Points de repère nommés par les habitants
- 04Écarts entre le nom officiel et le nom d'usage
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